La CDC accuse 20 milliards FCFA de pertes, un an après l’annulation d’une dette fiscale et sociale de 59 milliards FCFA

2 days 12 hours ago

La Cameroon Development Corporation (CDC) a enregistré une perte nette de 20 milliards de FCFA en 2025, après un bénéfice de 45 milliards de FCFA en 2024, selon les états financiers publiés par l’entreprise.

Le contraste entre les deux exercices tient moins à un redressement suivi d’un décrochage qu’à la fin d’un soutien comptable. En 2024, la CDC avait bénéficié de l’annulation par l’État d’une dette fiscale et sociale de 59 milliards de FCFA, enregistrée comme produit exceptionnel.

En 2025, l’entreprise affiche un total de bilan de 102 milliards de FCFA pour 3,2 milliards de capitaux propres, contre 9 milliards un an plus tôt. Le chiffre d’affaires atteint 24,9 milliards de FCFA, contre 23 milliards en 2024, soit une hausse de 1,9 milliard. Les liquidités reculent, elles, de 7,4 milliards de FCFA.

L’amélioration enregistrée en 2024 provenait donc d’une décision administrative, et non d’un redressement opérationnel. L’annulation de dette portait notamment sur 24,1 milliards de FCFA de cotisations sociales. Le solde correspondait à des dettes envers le personnel, évaluées à 35 milliards de FCFA.

Le rapport d’audit de Forvis Mazars Cameroun confirme la persistance des difficultés de ...

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Afreximbank devient le premier créancier commercial du Cameroun, avec un encours en hausse de 162,4% sur un an

2 days 13 hours ago

La dette commerciale du Cameroun a franchi le seuil des 2 000 milliards FCFA à fin mars 2026. Selon la dernière note de conjoncture de la Caisse autonome d’amortissement (CAA), cette composante de la dette extérieure s’est établie à 2 083,7 milliards FCFA au premier trimestre 2026. Dans cette catégorie, qui regroupe les emprunts mobilisés à des conditions de marché auprès de créanciers non concessionnels, Afreximbank apparaît désormais comme le premier créancier commercial du pays.

Selon la classification retenue par la CAA, la Banque africaine d’import-export, plus connue sous son acronyme anglais Afreximbank, concentre à elle seule 26,3% de la dette commerciale du Cameroun, soit environ 547,9 milliards FCFA. Cette institution financière panafricaine, spécialisée dans le financement du commerce intra- et extra-africain, devance ainsi les opérations de placement privé réalisées via LSEG, le London Stock Exchange Group, ainsi que l’eurobond émis par le Cameroun en 2021.

Dans sa note, la CAA résume cette évolution en ces termes : « Au 31 mars 2026, la dette commerciale s’établit à environ 2 083,7 milliards de FCFA, franchissant ainsi le seuil de 2 000 milliards de FCFA. Cette évolution traduit le recours progressif du Cameroun aux marchés internationaux. » Le gestionnaire de la dette publique précise que cette composante ...

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Perspectives de croissance : le Cameroun stable, mais sous le seuil des économies africaines à plus de 5 % (Rapport)

4 days 4 hours ago

Le Cameroun n’est pas en décrochage. Mais il n’appartient pas non plus au groupe des économies africaines projetées au-dessus de 5 % de croissance par la Banque africaine de développement. C’est le contraste qui ressort des Perspectives économiques en Afrique 2026 – Points saillants, présentées le 26 mai 2026 à Kintélé, au nord de Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles de la BAD.

Selon ce rapport, la croissance moyenne du PIB réel africain s’est établie à environ 4,4 % en 2025, contre 3,5 % en 2024. La BAD projette ensuite un ralentissement à 4,2 % en 2026, avant un retour à 4,4 % en 2027. Ces prévisions restent conditionnées à l’évolution des tensions géopolitiques et des perturbations des chaînes d’approvisionnement. Mais elles dessinent déjà une hiérarchie : certains pays accélèrent franchement ; le Cameroun, lui, avance sans changer de rythme.

Sous les 5 %

Dans le tableau macroéconomique de la BAD, le Cameroun affiche une croissance projetée de 4,0 % en 2026 et 4,1 % en 2027. Ce niveau le maintient proche de la moyenne continentale attendue en 2026, mais sous le seuil de 5 % que la BAD classe comme une bonne performance de croissance.

C’est là que se situe le problème économique. Une croissance de 4 % n’est pas négligeable. Elle permet d’éviter la stagnation. Mais ...

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Hydroélectricité : le Cameroun exige des études d’impact transfrontalières sur le projet nigérian Dasin Hausa

4 days 10 hours ago

Une délégation de Mainstream Energy Solutions, opérateur nigérian actif dans l’hydroélectricité, a été reçue le 25 mai à Yaoundé par le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba. Selon les informations communiquées par le ministère camerounais de l’Eau et de l’Énergie (MINEE), les échanges ont porté sur les contours du barrage de Dasin Hausa, projet que le Nigeria cherche désormais à relancer dans le cadre d’un partenariat public-privé.

Au-delà de sa vocation énergétique, Dasin Hausa est présenté par la partie nigériane comme un barrage à usages multiples. Le projet devrait contribuer à la production hydroélectrique, à la maîtrise des crues, à l’irrigation agricole et au développement socio-économique des zones riveraines. Il est également défendu à Abuja comme un ouvrage de régulation destiné à limiter les inondations en aval de la Bénoué, régulièrement associées côté nigérian aux lâchers d’eau du barrage camerounais de Lagdo.

En saison des pluies, les autorités camerounaises peuvent procéder à des lâchers contrôlés depuis Lagdo afin de gérer le niveau de la retenue et de préserver la sécurité de l’ouvrage. Ces opérations sont régulièrement citées par les autorités nigérianes parmi les facteurs aggravants des inondations ...

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Biopharma, Camtel, Batimetal et 26 autres entreprises mises en demeure par la MAGZI pour arriérés de loyers

4 days 14 hours ago

La Mission d’aménagement et de gestion des zones industrielles (MAGZI) durcit le ton face aux impayés locatifs dans les zones industrielles du Cameroun. Dans un communiqué daté du 15 mai 2026, son directeur général, Christol Georges Manon, demande aux responsables des entreprises visées de régulariser sans délai leur situation.

Le document cible des sociétés « encore redevables envers la MAGZI d’importantes sommes d’argent au titre des redevances locatives échues et impayées » et les invite à « honorer leurs engagements contractuels » en « s’acquittant desdites sommes au plus tard le 30 mai 2026 ».

La menace est explicitement formulée. « Passé ce délai, ils s’exposent à la résiliation de leur convention de bail », avertit la MAGZI dans ce texte signé à Yaoundé.

Au total, le communiqué énumère 29 noms répartis sur trois pôles industriels : 12 dans la zone de Bassa, à Douala ; 7 dans celle de Bonabéri ; et 10 à Yaoundé. À Bassa, figurent notamment African Pool, Laboratoire Biopharma, Batimetal, CNCC, Kaffes et Denrées et Futura Industries. À Bonabéri, la liste mentionne entre autres Solevo, Camtel, Cameroon Alert System, Sanaga Boissons s/l et Tamso. À Yaoundé, sont notamment cités Baticonfort, Camtel, Les Grandes ...

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