Route Ebolowa-Akom II-Kribi : un accord de prêt de 130,4 milliards FCFA pour démarrer les travaux attendus depuis 15 ans

1 week 5 days ago

Le 15 mai 2026 à Yaoundé, le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a signé avec Mustafa Sajjad Hussain, directeur exécutif de Standard Chartered Bank, un accord de prêt de 130,4 milliards de FCFA destiné à la route Ebolowa-Akom II-Kribi, dans la région du Sud..

Avec ce nouvel engagement, les financements mobilisés auprès de la banque londonienne pour cette infrastructure atteignent 138,2 milliards de FCFA.

Longue de plus de 160 km, la route Ebolowa-Akom II-Kribi est attendue depuis une quinzaine d’années. Sa construction avait été annoncée en 2011 par le président Paul Biya, lors du comice agro-pastoral organisé à Ebolowa. Depuis, le projet est resté bloqué, officiellement en raison des difficultés liées à la mobilisation des financements.

Pourtant, le contrat de construction avait déjà été attribué le 23 mars 2022 à l’entreprise italienne ICM Construction, à travers un marché de gré à gré signé avec le ministère des Travaux publics. Le délai d’exécution annoncé était alors de 36 mois.

L’axe Ebolowa-Akom II-Kribi est présenté comme une infrastructure majeure pour le désenclavement des bassins de production de la région du Sud. Il doit aussi améliorer l’accès au port en eau profonde de Kribi, appelé ...

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Dette publique : le Cameroun dispose d'une marge supplémentaire de 18 000 milliards de FCFA d'ici 2030

1 week 5 days ago

L’analyse de la structure de la dette à fin mars 2026, publiée par la caisse autonome d’amortissement, et les prévisions récentes du FMI permettent de tirer cette conclusion. Cependant, des contraintes subsistent pour y parvenir et les parlementaires feront face à des arbitrages complexes du moment qu’ils s’y pencheront effectivement

Avec un encours de dette publique de 15 416 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit 44,3 % du PIB, le Cameroun dispose d'une marge nette d'endettement d'environ 18 000 milliards de FCFA pour rester sous le plafond communautaire de la CEMAC fixé à 70 % du PIB d'ici 2030. C'est ce qui ressort du croisement des données publiées par la Caisse autonome d'amortissement (CAA) et des projections macroéconomiques du Fonds monétaire international, issues des perspectives économiques d'avril 2026, également publiées sur le site du Fonds monétaire international.

Mais cette marge arithmétique ne dit pas tout. La CAA elle-même qualifie le risque de surendettement du Cameroun d'élevé, en raison du dépassement, sur la période 2025-2030, du seuil de viabilité du service de la dette extérieure rapporté ...

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Café : les prix du robusta stagnent à 1200-1300 FCFA depuis deux mois au Cameroun, après avoir surclassé ceux du cacao

1 week 5 days ago

Le 15 mai 2026, le prix du kilogramme du café robusta se négociait entre 1200 et 1300 FCFA, selon le Système d’information des filières (SIF) piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC). Sur la foi des données compilées par le SIF, ce niveau de prix reste quasiment stable depuis deux mois.

Cette stabilité survient cependant après des augmentations progressives qui avaient portées les prix de la cerise rouge dans les bassins de production du Cameroun entre 1600 et 1650 FCFA début mars 2026, surclassant le cacao. Un fait inédit depuis plusieurs années, dû en réalité à la mauvaise passe que traversait la fève en ce moment-là.

Mais cet exploit réalisé par le café robusta au Cameroun début mars n’aura duré que deux semaines. Depuis mi-mars 2026, les prix du cacao sont repartis à la hausse, frôlant désormais la barre de 2000 FCFA à deux mois de la fin de la campagne, contre 1050 à 1150 FCFA au début du mois de mars dernier.

Pour rappel, le robusta est la variété de café la plus répandue au Cameroun. A en croire les données de l’ONCC, sa production s’est établie à 10 377 tonnes sur la saison 2024-2025, en ...

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Biens et services : à fin mars 2026, l’État cumule plus de 520 milliards de FCFA d’impayés auprès de ses prestataires

1 week 5 days ago

Au 31 mars 2026, l’État camerounais cumulait 520,2 milliards de FCFA de factures impayées auprès de ses fournisseurs de biens et services. Ce montant ressort de la note de conjoncture sur la dette publique au premier trimestre 2026, publiée par la Caisse autonome d’amortissement (CAA).

À lui seul, ce poste représente plus de la moitié des Restes à payer (RAP) enregistrés par l’État sur la période. Selon la CAA, les RAP globaux se sont établis à 1 026,3 milliards de FCFA à fin mars 2026, contre 853,7 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 172,6 milliards de FCFA.

Les fournisseurs de l’État apparaissent comme les principaux contributeurs à cette progression. Leurs créances impayées sont passées de 386,7 milliards de FCFA au premier trimestre 2025 à 520,2 milliards de FCFA à fin mars 2026, soit une augmentation de 133,5 milliards de FCFA en glissement annuel.

Dans la nomenclature des finances publiques camerounaises, les RAP désignent les dépenses engagées et liquidées, mais non encore payées par le Trésor public. Ils peuvent concerner les achats de biens et services, les fonds de contrepartie, les dépenses de personnel, les subventions, les transferts ou encore certaines composantes de la dette intérieure.

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Risque souverain : PPP, SEND, restes à payer… accentuent la pression sur le Cameroun

1 week 5 days ago

Sur le papier, la trajectoire de la dette publique camerounaise reste contenue. À fin mars 2026, l’encours s’établit à 15 416 milliards de FCFA, soit 44,3 % du PIB, selon la Caisse autonome d’amortissement. Le ratio demeure inférieur au seuil communautaire de 70 % en zone Cemac, comme à la cible nationale de 50 % du PIB retenue dans la stratégie d’endettement à moyen terme.

Dans le même temps, Fitch Ratings a confirmé, le 24 avril 2026, la note souveraine du Cameroun à “B”, avec perspective négative. L’agence souligne une croissance encore solide et un profil d’échéances de dette jugé gérable, mais pointe aussi des faiblesses de liquidité, de gestion des finances publiques et l’accumulation d’arriérés domestiques dans un contexte de liquidité régionale tendue.

Cette photographie reste toutefois incomplète. Le risque souverain ne se résume plus au seul stock de dette comptabilisé. Il dépend aussi de la capacité effective de l’État à honorer ses paiements, à absorber les financements déjà contractualisés et à éviter que des tensions de trésorerie persistantes ne dégradent sa signature.

Autrement dit, ...

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