Bois : au Cameroun, six essences sur 300 recensées représentent 70% de la production nationale
L’exploitation forestière au Cameroun reste limitée à un nombre très réduit d’essences, malgré le potentiel dont regorge le patrimoine forestier national. En effet, selon le « rapport d’évaluation à mi-parcours de la SND30 - Stratégie national de développement 2020-2030 » publié par le ministère de l’Economie, sur les 300 essences recensées dans le pays, près de 60 seulement font l’objet d’exploitation à ce jour.
De plus, sur ce nombre déjà très limité d’essences, six d’entre elles représentent 70% de la production nationale du bois, révèle le rapport sus-mentionné. Il s’agit de l’Ayous, du Sapelli, du Tali, de l’Azobé, de l’Okam et du Fraké. Selon le Comité de compétitivité, un think tank du ministère de l’Economie, les sciages de Sapelli en provenance du Cameroun se distinguent particulièrement sur le marché mondial, dont le pays est le premier fournisseur.
Les chiffres révélés par le ministère de l’Economie traduisent une diversification très limitée des produits forestiers. Ils révèlent surtout un potentiel encore inexploité, dans un secteur figurant pourtant parmi les 10 principaux pourvoyeurs de recettes d’exportation au Cameroun.