À Yaoundé, la réforme de l’OMC se heurte aux fractures du commerce mondial
Yaoundé accueille, depuis le 26 mars 2026, la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dans un contexte particulièrement tendu pour le commerce international. Pendant quatre jours, les membres de l’organisation se réunissent dans la capitale camerounaise pour tenter de relancer une institution affaiblie par les blocages dans les négociations, l’intensification des rivalités géopolitiques et la progression des mesures protectionnistes.
À ces tensions s’ajoutent les perturbations de l’économie mondiale provoquées par la guerre au Moyen-Orient, qui pèsent sur les échanges internationaux et sur les chaînes d’approvisionnement. Dès l’ouverture des travaux, la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a dressé un constat alarmant, évoquant les plus graves perturbations du système commercial mondial depuis huit décennies. Pour la responsable de l’institution, ces déséquilibres traduisent des bouleversements plus profonds de l’ordre international, dans un contexte de contestation croissante du multilatéralisme.
Réformer une OMC en perte d’élan
Pour le Cameroun, l’organisation de cette conférence présente une portée à la fois diplomatique, économique et symbolique. Après Nairobi en 2015, il s’agit de la deuxième conférence ministérielle de l’OMC organisée sur le continent africain. Ce choix renforce la visibilité du pays sur la scène internationale et place Yaoundé au centre des discussions ...