Agro-industrie : la Sodecoton confie au Centre Pasteur les analyses biologiques de ses huiles et points d’eau

2 months ago

La convention entre la Société de développement du coton (Sodecoton) et le Centre Pasteur du Cameroun s’élargit à un nouveau volet : les analyses biologiques. Selon la nouvelle convention signée le 16 février à Yaoundé, le Centre Pasteur prendra en charge les analyses physico-chimiques pour les aliments et les points d’eau de la Sodecoton.

Mohammadou Bayero, directeur général de la Sodecoton, explique que l’entreprise suit « environ une centaine de points d’eau dans la zone cotonnière » pour la santé du personnel. « C’est aussi de l’eau utilisée dans les huileries qu’il faut analyser », ajoute-t-il.

Sécuriser l’huile mise sur le marché

La Sodecoton encadre les cotonculteurs dont elle achète la production : les fibres sont exportées, tandis que les graines sont transformées localement en huile végétale destinée à la cuisson. Pour le DG, l’enjeu est de sécuriser le produit fini : « Nous produisons de l’huile. Il faudrait que l’on s’assure que le produit que nous mettons sur le marché n’est pas nocif. Nous avons aussi dix sites majeurs dont il faut analyser les eaux, et 40 sites secondaires sur l’ensemble de la zone cotonnière », justifie Mohammadou Bayero.

Le Centre Pasteur estime disposer des ...

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Gestion des déchets : Douala ouvre la pré-collecte aux PME et aux comités de quartiers pour renforcer la collecte de proximité

2 months ago

La Communauté urbaine de Douala (CUD) lance une réforme de son dispositif d’assainissement. Dans un avis de sollicitation à manifestation d’intérêt, la mairie engage une présélection de petites entreprises, d’associations de quartiers, d’organisations villageoises et de personnes physiques pour assurer la pré-collecte des déchets ménagers dans la capitale économique.

Cette orientation s’inscrit dans le prolongement d’un programme pilote initié en 2018 dans les arrondissements continentaux (Douala 1er, 2e, 3e, 4e et 5e), exécuté jusqu’en mai 2025 par des entreprises. L’objectif était d’améliorer le taux de captage des déchets dans les quartiers mal desservis par le service de collecte. Dans le même mouvement, les communes d’arrondissement se sont progressivement impliquées sur le terrain dans ce maillon de la chaîne.

Le maire justifie le changement de méthode par des résultats jugés insuffisants et par la crise d’insalubrité. « D’une part, des résultats mitigés observés sur le terrain et, d’autre part, de la crise d’insalubrité qui frappe la ville, marquée par la présence de nombreux tas d’immondices dans les quartiers et axes principaux », indique le document. « Conscient de sa mission, le maire de Douala envisage de mettre en place une nouvelle organisation de la gestion ...

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Eau potable : plus de 110 milliards de FCFA disponibles pour distribuer 285 000 m3 additionnels dans la ville de Yaoundé

2 months ago

Le 13 février 2026, le ministre camerounais de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, a signé trois conventions de financement totalisant 111,6 milliards de FCFA avec trois banques étrangères : ING Banque de Belgique (39,36 milliards de FCFA), Belfius Bank de Belgique (39,36 milliards de FCFA) et Deutsche Bank Italie (25,27 milliards de FCFA). Ces ressources doivent financer, en trois lots, le Projet de reconfiguration du système d’alimentation en eau potable de Yaoundé.

Le projet est présenté comme une excroissance du Projet d’approvisionnement en eau potable de Yaoundé à partir du fleuve Sanaga (Paepys), achevé et inauguré depuis 2024. Le Paepys a permis de construire une nouvelle station de production sur la Sanaga, à Batschenga (région du Centre), d’une capacité de 300 000 m³/jour, extensible à 400 000 m³/jour.

Au ministère de l’Eau et de l’Énergie, il est soutenu que, malgré ce renforcement de la production, l’infrastructure ne suffit pas à elle seule à améliorer la desserte de toutes les populations. La station d’Akomnyada ne produisant que 100 000 m³/jour pour une demande estimée à 315 000 m³/jour, le Paepys ...

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Café : le Cameroun primé deux fois à l’African Taste of Harvest 2026, portée par son robusta

2 months ago

Les torréfacteurs camerounais ont décroché deux distinctions à l’African Taste of Harvest 2026, organisé du 4 au 6 février 2026 à Addis-Abeba (Éthiopie), en marge de la conférence annuelle de l’Association africaine des cafés fins (AFCA). L’information a été publiée par l’Office national du cacao et du café (ONCC) sur son site internet.

Selon l’ONCC, « le Cameroun a remporté la première place pour le robusta naturel ». Le pays a également obtenu « la troisième place dans la catégorie “robusta naturel produit par des femmes” », une distinction qui met en avant, selon l’Office, la montée en puissance des femmes dans le secteur caféier camerounais et la qualité du robusta national.

Ces récompenses interviennent dans un contexte où la transformation locale du café suit une trajectoire différente de celle du cacao. À l’opposé du cacao — dont la transformation locale est décrite comme majoritairement contrôlée par des entreprises étrangères — la torréfaction du café au Cameroun reste largement portée par des acteurs nationaux. Les produits ainsi transformés sont régulièrement distingués à l’international, selon le texte.

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Cacao : le prix FOB repasse au-dessus de 2 000 FCFA/kg à Douala, +300 FCFA en cinq jours

2 months ago

Au port de Douala, le prix à l’embarquement du kilogramme de fèves est repassé au-dessus du seuil de 2 000 FCFA le 10 février 2026. Selon le Système d’information des filières (SIF), dispositif d’alerte sur les prix piloté par l’Office national du cacao et du café (ONCC), le prix FOB (Free on Board) a atteint 2 109 FCFA/kg. Cinq jours plus tôt, il était descendu à 1 800 FCFA/kg, soit une hausse de 300 FCFA sur la période.

Malgré ce rebond à l’export, la rémunération des producteurs demeure sous la barre des 2 000 FCFA/kg, comme depuis le début de la campagne. D’après le SIF, les prix aux producteurs se situent entre 1 800 et 1 900 FCFA/kg. Un niveau sensiblement inférieur aux prix moyens aux producteurs compris entre 3 200 et 5 400 FCFA/kg projetés par le gouvernement.

Ces dernières années, la hausse des prix aux producteurs — jusqu’à 6 000 FCFA/kg lors de la saison 2022-2023 et un maximum de 5 400 FCFA/kg lors de la campagne 2024-2025 — a renforcé le poids du cacao dans les recettes d’exportation du Cameroun. ...

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