Minim Martap : Canyon Resources change de direction à l’approche de la production

2 jours 18 hours ago

Le calendrier se resserre pour Canyon Resources. Alors que son projet de bauxite de Minim Martap se rapproche de la phase de production, la société australienne cotée à l’ASX a annoncé, le 13 avril 2026, la démission de son directeur général, Peter Secker, officiellement pour raisons personnelles.

Le dirigeant restera toutefois en poste pendant la période de transition afin d’assurer la continuité des opérations et d’accompagner le basculement du projet vers sa phase de production. Dans un communiqué, le président de Canyon Resources, Mark Hohnen, a salué le rôle joué par Peter Secker dans l’avancement du projet, estimant qu’il avait contribué de manière décisive à faire progresser Minim Martap jusqu’à un stade désormais proche de l’exploitation.

En parallèle, Canyon Resources a lancé un processus de recrutement à l’international pour lui trouver un successeur. Le groupe dit rechercher un profil disposant d’une expérience confirmée dans les opérations liées à la bauxite et à l’alumine, avec pour mission de conduire le projet jusqu’à sa pleine capacité de production.

Le remaniement ne se limite pas à la direction générale. L’administrateur non exécutif Scott Phegan a également quitté ses fonctions avec effet immédiat, indiquant vouloir se recentrer sur d’autres responsabilités exécutives. ...

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Hydrocarbures : la SNH envisage la relance du bloc pétrolier de Zina-Makary, à l’arrêt depuis 2014

2 jours 18 hours ago

Après plus de dix ans d’interruption, les activités pétrolières pourraient reprendre dans le bloc de Zina-Makary, situé dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Dans son magazine d’information consacré au bilan 2024, la Société nationale des hydrocarbures (SNH) indique qu’« un Comité d’opérations spécial est attendu pour lever la force majeure instaurée depuis mai 2014 sur Zina-Makary et favoriser la reprise des activités pétrolières dans ce bloc ».

Si elle se concrétise, cette évolution marquerait un tournant pour un projet gelé depuis plus d’une décennie en raison de la dégradation de la situation sécuritaire dans cette partie du pays. Elle ouvrirait la voie à une reprise des travaux d’exploration dans le bassin de Logone Birni, considéré comme l’une des zones à potentiel du domaine pétrolier camerounais.

Situé dans l’Extrême-Nord, le bassin de Logone Birni couvre une superficie d’environ 27 000 km². Sur cet ensemble, 8 506 km² ont été attribués à la société chinoise Yan Chang. En avril 2009, cette entreprise avait conclu avec l’État du Cameroun un contrat de partage de production portant sur des activités de recherche et d’exploration dans les blocs de Zina et Makary.

Suspendu à cause de l’insécurité dans l’Extrême-Nord

Le projet avait toutefois été stoppé ...

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Investissements au Cameroun : avec des dépenses en hausse de 33,7% au 3è trimestre 2025, le public dame le pion au privé

2 jours 18 hours ago

Au cours du 3è trimestre de l’année 2025, l’investissement au Cameroun a cru de 5,1% en glissement annuel, selon le rapport sur les Comptes nationaux publié le 1er avril 2026 par l’Institut national de la statistique (INS).

« Cette évolution est portée par la forte expansion des investissements publics de 33,7%, malgré la contraction des investissements privés de 1,4%. Elle traduit une augmentation marquée des dépenses en capital, essentiellement d’origine publique », explique l’NS, soulignant le rôle central du public en matière d’investissements au Cameroun.

Selon le statisticien public, la contraction de la composante privée de l’investissement a été encore plus marquée en glissement trimestriel. En effet, apprend-on, entre le 2è et le 3è trimestre 2025, l’investissement privé au Cameroun affiche un recul de 9,5%.

Ce repli « résulte notamment de la baisse de la demande de certains biens et services d’investissement, en particulier les produits issus de la fabrication du matériel de transport, les meubles et les services professionnels », souligne l’INS. En raison de la contre-performance observée dans le privé, l’investissement global a d’ailleurs reculé de 2,9% au Cameroun entre le 2è et le 3è trimestres 2025.

« En revanche, les ...

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Importations de vin : le Cameroun a dépensé 13,4 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 31,4%

2 jours 18 hours ago

Le Cameroun a importé 9 991 tonnes de vin en 2025, pour une facture globale de 13,4 milliards de FCFA, selon les données compilées par l’Institut national de la statistique (INS). En glissement annuel, ces achats progressent de 37,3% en volume et de 31,4% en valeur. Un an plus tôt, le pays avait importé 7 277 tonnes de vin, pour une dépense d’un peu plus de 10 milliards de FCFA.

Ces chiffres traduisent une nette accélération des importations de vin sur le marché camerounais. La progression plus rapide des volumes que de la valeur laisse en outre entrevoir un léger repli du prix moyen à l’importation, ou un déplacement des achats vers des produits relativement moins chers.

L’INS ne précise pas, dans les données consultées, l’origine des approvisionnements enregistrés en 2025. Toutefois, les statistiques du Trade Data Monitor, organisme international qui suit chaque mois plus de 99% du commerce mondial, montrent que la France occupait une place largement dominante parmi les fournisseurs du Cameroun en 2022. À elle seule, elle avait représenté 71,03% des importations ...

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Sucre : les exportations du Cameroun bondissent à 8047 tonnes en 2025 (+429%), malgré le déficit de production

2 jours 18 hours ago

Le Cameroun a exporté 8047 tonnes de sucre en 2025, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS) sur le commerce extérieur. Ce niveau tranche avec celui enregistré en 2024, année au cours de laquelle le pays n’avait officiellement expédié que 512 tonnes de sucre à l’étranger.

Cette progression intervient pourtant dans un contexte de déficit structurel du marché local. Avec une production annuelle généralement comprise entre 120 000 et 160 000 tonnes, la Société sucrière du Cameroun (Sosucam) couvre difficilement une demande nationale estimée à près de 300 000 tonnes par an. Ce déséquilibre conduit régulièrement les pouvoirs publics à autoriser des importations pour soutenir l’approvisionnement du marché intérieur.

Dans ce contexte, la hausse des exportations interroge moins sur le dynamisme de la filière que sur la nature des flux enregistrés. Elle peut davantage traduire des arbitrages commerciaux ponctuels, notamment vers des marchés voisins où les prix sont plus rémunérateurs, qu’une véritable percée du sucre camerounais à l’international.

Un précédent illustre cette tension. En 2022, ...

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