Barrage de Kikot (500 MW) : après un démarrage prescrit pour 2025, l’État vise encore sa maturation en 2027

3 jours 18 hours ago

Le gouvernement camerounais se fixe désormais pour objectif d’achever en 2027 la préparation du barrage hydroélectrique de Kikot-Mbebe, d’une puissance projetée de 500 MW. Le démarrage de sa construction figurait pourtant déjà parmi les instructions présidentielles pour 2025. Dans sa circulaire du 12 octobre 2026 relative au budget 2027, Paul Biya demande de renforcer l’offre énergétique par la construction de nouveaux barrages, « notamment celui de Kikot dont le processus de maturation devra être finalisée ». Le texte ne fixe pas de date de lancement du chantier.

La formulation diffère de celle des deux précédentes circulaires budgétaires. Le 23 octobre 2024, le chef de l’État prescrivait, pour l’exercice 2025, « le démarrage des travaux de construction du barrage hydroélectrique de Kikot ». Le 18 juillet 2025, dans ses orientations pour le budget 2026, il reprenait cet objectif. La nouvelle directive porte donc sur l’achèvement des préalables au chantier, là où les précédentes demandaient son démarrage.

L’évolution du calendrier était cependant connue avant la publication de la circulaire d’octobre. Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, publié en juillet ...

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Réhabilitation de la route Douala-Bafoussam : l’accord de prêt de 139,2 milliards de FCFA avec la BID signé à Bangkok

3 jours 18 hours ago

Le ministre camerounais de l’Economie, Alamine Ousmane Mey, a signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok, en Thaïlande, un accord de financement de 139,2 milliards de FCFA avec la Banque islamique de développement (BID), en vue de la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam. La cérémonie a eu lieu en marge des assemblées générales du FMI et de la banque mondiale, qui se déroulent du 12 au 18 octobre 2026 dans la capitale thaïlandaise.

Ce prêt est d’une durée de 20 ans, dont cinq ans qualifiés de « période de gestation ». La BID ne précise pas à quoi correspond cette période dans le calendrier des remboursements. La banque ne publie pas non plus le taux d’intérêt appliqué, les commissions, les garanties éventuelles, le profil d’amortissement ou le calendrier des décaissements. Sans ces éléments, il est impossible d’évaluer le coût total du financement et les charges annuelles qu’il pourrait faire peser sur le budget de l’État.

L’accord de financement signé ce 13 octobre 2026 à Bangkok avait été approuvé par le conseil d’administration de la BID ...

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Carburants : Motaze chiffre à 57 milliards de FCFA le soutien aux prix en septembre 2026

3 jours 20 hours ago

Le maintien des prix des carburants à la pompe a coûté 57 milliards de FCFA à l’État camerounais en septembre 2026, selon le ministre des Finances, Louis Paul Motaze. Dans un entretien accordé à Investir au Cameroun, en marge des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, le membre du gouvernement a précisé l’ampleur de cette charge budgétaire. « Savez-vous que le soutien des prix du carburant à la pompe a coûté 57 milliards de FCFA le mois dernier ? Je parle d’un seul mois, pas de l’année », a-t-il déclaré.

Le ministre évalue par ailleurs le soutien mensuel moyen à environ 48 milliards de FCFA, sans préciser la période de référence. « Ce n’est pas 57 milliards chaque mois, mais si l’on prend une moyenne de 48 milliards par mois, cela représente beaucoup », explique-t-il. Il ne communique toutefois ni le cumul des compensations depuis janvier 2026 ni les montants effectivement décaissés par le Trésor. Le chiffre de septembre ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer la dépense budgétaire exécutée.

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Financements innovants : l’État envisage de nouvelles prises de participation après 50 millions $ souscrits à Africa50

4 jours 8 hours ago

Le Cameroun envisage de nouvelles prises de participation au capital d’institutions financières internationales proposant des financements alternatifs. Cette orientation, inscrite dans la  circulaire présidentielle du 12 octobre 2026  relative à la préparation du budget 2027, intervient alors que l’État avait libéré, fin 2025, environ 27,8 millions de dollars (16,3 milliards de FCFA) sur les 50 millions de dollars (29,3 milliards de FCFA) souscrits au capital d’Africa50, une plateforme panafricaine d’investissement dans les infrastructures.

Au paragraphe 32 de la circulaire, le président Paul Biya demande qu’une telle prise de participation soit « encouragée », afin « d’assouplir les conditions d’accès à ces ressources et d’accroître le volume des financements à destination du Cameroun ». Le document ne désigne toutefois aucune institution susceptible d’accueillir ces nouveaux investissements et n’en précise ni le coût ni le calendrier.

Les  états financiers 2025 d’Africa50 , publiés le 28 août 2026, permettent de mesurer les capitaux déjà versés par le Cameroun. Au 31 décembre 2025, le pays avait libéré 25,023 millions de dollars (14,67 milliards de FCFA) auprès d’Africa50-Financement de projets et 2,780 millions de dollars (1,63 milliard de FCFA) auprès d’Africa50-Développement de projets. Ces versements représentent 55,6 % des 50 millions de dollars de souscription annoncés par le  ministère de l’Économie en novembre 2024 .

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Budget 2027 : Paul Biya demande d’étendre encore la liste des 91 essences interdites d’exportation en grumes

4 jours 8 hours ago

Le Cameroun devrait ajouter de nouvelles essences forestières à la liste des 91 bois déjà interdits d’exportation sous forme de grumes. Dans sa  circulaire du 12 octobre 2026  relative à la préparation du budget 2027, le président Paul Biya demande au gouvernement de poursuivre les restrictions sur les exportations de bois brut, « à travers l’extension de la liste des essences d’exportation interdites sous forme de grume ». Le document ne précise toutefois ni les essences concernées, ni leur nombre, ni la date d’entrée en vigueur des prochaines interdictions.

Cette orientation reprend une instruction déjà inscrite dans les circulaires présidentielles préparatoires des budgets 2025 et 2026. Elle intervient après un nouveau durcissement de la réglementation forestière. Le 28 avril 2026, le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a signé un arrêté ajoutant 15 essences aux 76 dont l’exportation en grumes était déjà prohibée. Leur nombre est ainsi passé à 91, tandis que 23 essences dites « de promotion » restent autorisées à l’exportation sous forme brute, moyennant une surtaxe.

Une interdiction régionale prévue en 2028

L’élargissement de cette liste s’inscrit dans la préparation de l’interdiction des exportations de grumes à l’échelle de la Communauté ...

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