Le Mauritanien Zeine Zeidane nommé à la tête du département Afrique du FMI

2 semaines ago

Le Mauritanien Zeine Zeidane a été désigné directeur du département Afrique du FMI. Ancien Premier ministre et cadre de l’institution depuis plus d’une décennie, il prend ses fonctions dans un contexte où les attentes des États africains en matière de financement et de réformes continuent d'être élevées.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, le 3 avril 2026, la nomination de Zeine Zeidane comme directeur de son département Afrique. Il succède à l’Éthiopien Abebe Aemro Selassie, qui quittera ses fonctions le 1er mai après près de dix ans à ce poste, durant lesquels l’institution a mobilisé environ 60 milliards de dollars de financements en faveur de l’Afrique subsaharienne.

Cette nomination confie le portefeuille stratégique de l’institution à un profil qui combine des expérinces de haut fonctionnaire dans le gouvernement et le secteur financier de son pays. Né en Mauritanie, Zeidane a été gouverneur de la Banque centrale avant d’occuper le poste de Premier ministre en 2007, puis de rejoindre le FMI en 2012.

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Minéraux critiques : le Cameroun s’impose dans les calculs stratégiques de Washington

2 semaines 2 jours ago

Les États-Unis multiplient les signaux d’intérêt en direction des minéraux critiques du Cameroun. Le 30 mars, le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade américaine à Yaoundé a été reçu par le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique. Selon le compte rendu publié par le ministère, le diplomate américain était accompagné du haut-commissaire d’Australie basé à Abuja.

D’après la même source, les deux représentants ont mis en avant « l’importance croissante des minéraux critiques dans le développement économique durable à l’échelle mondiale » et exprimé leur intérêt pour un accompagnement des efforts du Cameroun en matière d’exploration minière « responsable et durable ».

Cette visite intervient dans un contexte international marqué par une attention accrue portée aux minerais stratégiques, devenus essentiels pour plusieurs secteurs, notamment l’énergie, l’industrie et la défense. Depuis plusieurs années, les États-Unis cherchent à diversifier leurs sources d’approvisionnement en ressources critiques, dans un environnement géopolitique où la concurrence autour de ces matières premières s’intensifie.

Au Cameroun, l’intérêt exprimé porte notamment sur le cobalt, le nickel, le manganèse, le rutile et le scandium. Selon les données communiquées par le gouvernement camerounais, le gisement de Nkamouna-Lomié, dans ...

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Titres publics : le Cameroun mobilise plus de 144 milliards de FCFA sur le marché de la BEAC grâce à une émission d’OTA

2 semaines 2 jours ago

Le 30 mars 2026, le Trésor public camerounais a effectué une émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) de 2 à 6 ans de maturités sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des six pays de la Cemac - Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA. L’opération qui visait à lever 150 milliards de FCFA auprès des investisseurs s’est soldée par la mobilisation effective d’une enveloppe de 144,25 milliards de FCFA, selon des sources internes au ministère des Finances.  

Cette nouvelle levée de fonds s’est faite par syndication domestique.  Il s’agit d’un mécanisme validé par la banque centrale en 2021, qui consiste pour un État à émettre des titres publics par le biais d’un groupe de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) constitué en syndicat et ayant à sa tête un chef de file. Dans le cas d’espèce, le syndicat était conduit par SCB Cameroun, filiale locale du Marocain Attijariwafa Bank, et comprenait les banques Société Générale et Ecobank.

L’opération effectuée le 30 mars 2026 est prévue dans le calendrier prévisionnel des opérations sur les valeurs du Trésor à réaliser sur ...

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Le FMI voit un Cameroun moins dépendant du pétrole, à condition que les mines et les réformes suivent

2 semaines 2 jours ago

Le Fonds monétaire international (FMI) estime que le Cameroun pourrait retrouver une croissance plus soutenue à moyen terme, mais à une condition claire : que la diversification de l’économie, notamment par les mines, se concrétise réellement et que les réformes annoncées soient menées jusqu’au bout.

Dans sa communication de fin de mission au titre de l’Article IV 2026, l’institution prévoit une progression du PIB de 3,1 % en 2025, puis de 3,3 % en 2026, avant une remontée graduelle jusqu’à 4,6 % en 2031. Cette amélioration reposerait sur la montée en puissance de l’activité minière, un investissement public plus soutenu et une réduction progressive de certains goulets d’étranglement, en particulier dans l’énergie.

Le message du FMI est sans ambiguïté : le pétrole ne peut plus, à lui seul, tirer durablement la croissance camerounaise. Déjà, lors de la huitième revue du programme en juillet 2025, le Fonds soulignait la nécessité d’accroître les recettes non pétrolières, de réduire les vulnérabilités du secteur financier et de corriger les faiblesses persistantes en matière de gouvernance, de gestion publique et de lutte contre la corruption.

Sur ce point, la diversification commence à prendre une forme plus tangible. Coface relève ...

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Coton au Cameroun : inondations et jassides menacent la filière, avec plus de 10 milliards FCFA de pertes par an

2 semaines 3 jours ago

La filière coton camerounaise subit, depuis 2023, une dégradation simultanée de ses conditions de production. Lors d’une présentation faite le 31 mars 2026 à Garoua, le directeur de la production agricole (DPA) de la Sodecoton, M. Nadama, a identifié deux facteurs qui pèsent désormais lourdement sur l’activité : le dérèglement climatique, à l’origine d’inondations dans les bassins de production sous l’effet de fortes pluies entre août et septembre, et la prolifération des jassides du coton, un insecte ravageur qui s’attaque directement aux plants.

Pour la Sodecoton, ce parasite représente une menace majeure. Selon le DPA, les jassides avaient déjà, il y a quelques années, presque anéanti la filière coton en Afrique de l’Ouest en raison des pertes de production provoquées. Leur contrôle reste en outre coûteux, ce qui limite la capacité de riposte des producteurs les moins capitalisés.

Les effets cumulés de ces deux chocs sont déjà visibles sur le terrain. Entre 2023 et 2025, les superficies cultivées sont passées de 234 000 hectares à 197 000 hectares. En 2024, 11 000 hectares ont été entièrement détruits, tandis que 17 000 hectares ont été partiellement affectés par les attaques de jassides, selon les données présentées par ...

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